Les conseils d'un recruteur

CRH et associés pour vous aider
Préambule

Les articles de cette rubrique ont été écrits par Pierre CANTIN, fondateur et consultant sénior. Ces réflexions sont fondées sur l'expérience personnelle du recruteur. Elles ne sont pas écrites dans un but polémique mais bien pour conseiller les candidats sur les bonnes pratiques à adopter lorsque l'on est en veille ou que l'on recherche activement un emploi.

Ces conseils sont également publiés sur les pages CRH et Associés présentes sur vos réseaux-sociaux/professionnels favoris.

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Passion et courage CRH et associés
Mai 2015
Passion et courage

Un phénomène, semble-t-il récurrent, a récemment attiré mon attention.

A plusieurs reprises, des candidats plutôt jeunes à qui je proposais une opportunité m’ont envoyé balader en arguant qu’ils n’avaient pas fait un BAC+5 pour faire ça ! Le plus absurde dans l’histoire est qu’ils avaient postulé à l’offre d’emploi que j’étais en train de leur décrire !

Je les ai donc raccompagnés vers la sortie de notre échange téléphonique en essayant de conserver mon calme. Peut-on leur faire un reproche ?

En réalité, ils sont surtout les victimes de discours souvent rabâchés proclamant qu’ils appartiennent au « haut du panier » et qu’ils ne doivent pas accepter de faire ça ou de gagner moins de XX K€.

A-t-on finalement le droit lorsque l’on est diplômé Bac+5 de choisir un métier « passion », parfois moins bien rémunéré ou insuffisamment représentatif en termes de statut social ?

Un jeune commercial diplômé d’un Bac+5 ne peut-il s’accomplir qu’en vendant des solutions « software » à 150000 € par projet ? Sera-ce faire injure à son potentiel et à son intelligence d’imaginer qu’il aura tout à gagner en passant quelques années par l’excellente école « terrain » qu’est la bureautique ?

Après avoir totalement banalisé l’obtention du baccalauréat, notre système est en train d’en faire de même avec les diplômes Bac+5, dont les variations semblent infinies, tant les écoles ou autres facs font preuve de créativité à ce sujet pour, dans de nombreux cas, faire davantage d’argent. Il faut donc beaucoup de candidats, trop sans doute, pour remplir ces beaux amphis flambant neufs équipés des dernières trouvailles High Tech.

L’obtention d’un tel diplôme n’est pas suffisante pour revendiquer l’accès aux Champs Elysées du monde professionnel. Seuls les heureux impétrants issus des formations élitistes et/ou bien nés restent des candidats très sérieux aux plus beaux postes proposés aux jeunes ; le diplômé Bac+5 d’une école de commerce ou ingénieurs appartenant au « ventre mou » des classements commencera peut-être sa carrière dans une fonction où un BTS aurait suffi.

On peut alors comprendre l’amertume de ces jeunes ayant contracté un prêt étudiant pour financer une formation qu’ils imaginaient comme l’Alpha et l’Oméga des sésames ! De surcroît, ils parlent bien plusieurs langues, maîtrisent de nombreux outils informatiques, ont cumulé beaucoup plus d’expériences que leurs aînés à diplôme égal.

Pour accéder au poste de leur rêve, il leur faudra d’abord compter sur leur travail et leurs efforts constants, sur leur audace et leur aptitude à faire part de leur envie et de leur capacité à aller chercher le plaisir professionnel là où il se cache ! Comme en sport, le respect des fondamentaux montre la voie du succès.

Eh oui !! Toujours la même chose, le travail, l’effort, la persévérance…. Même pour les Bac+5 et (malheureusement) encore plus pour ceux qui n’ont pas le carnet d’adresse de Papa à disposition ou bien qui n’appartiennent pas à la Ligue 1 des très talentueux forts en thème.

Tous, du meilleur au moins bon, ne doivent jamais se départir de leur lucidité et de leur humilité. La simplicité est la marque des grands, dit-on. Il y a donc beaucoup de petits sur terre autour de nous. Heureusement, rien n’est figé et l’on peut grandir jusqu’à la fin de sa vie.

J’ai parmi mes clients des chefs d’entreprises dont on ne peut qu’apprécier la réussite. L’un a commencé par faire des hamburgers comme équipier, l’autre a vendu des paquets de café aux grandes surfaces. Ils ont ensuite tracé leur chemin avec passion et courage.

Recrutement
Janvier 2015
Le sourire en 2015.

Une année difficile s’achève. Les motifs de satisfaction et d’épanouissement personnel tant que professionnel semblent rares. Les médias, notamment les chaînes  d’info 24/24 se nourrissent de mauvaises nouvelles qu’elles retransmettent sur un mode « pathos » en démultiplié aux téléspectateurs-voyeurs que nous sommes. Tout cela contribue à un climat global dépressif dans lequel nombreux se vautrent dans une délectation quasi macabre. 

Depuis ma position de responsable d’un petit cabinet de recrutement, j’ai vécu 2014 comme une année compliquée. Les processus de décision se sont encore allongés ; les missions annulées ou reportées se sont succédées. Les exigences des employeurs se sont encore renforcées pour parfois n’avoir plus aucun rapport avec la réalité du marché. Les candidats motivés sont de plus en plus rares en dépit d’un chômage galopant, et ceux qui le sont ne plaisent pas !  La méfiance et la défiance sont des constantes : on peut comprendre que certains puissent être échaudés pas des comportements d’employeurs pas très fair play ou de candidats d’une grande légèreté… Les attitudes agressives ou méprisantes gagnent en fréquence. Plutôt que d’avoir le courage de dire non, d’expliquer un refus ou un désintérêt, le silence et la fuite sont désormais de rigueur ; ils valent systématiquement pour réponse négative.

Et puis, il y a ces rencontres lumineuses avec de beaux êtres humains. Des candidats, des recruteurs,  des chefs d’entreprise qui possèdent la grâce, qui croient en ce qu’ils font ou en ce qu’ils recherchent, des seniors à l’optimisme et au dynamisme d’un junior, tels un Loïc PEYRON domptant l’Atlantique et ses jeunes concurrents … Ces gens m’ont terriblement donné l’envie de les accompagner et de réussir quelque chose de bien ensemble. Lors du premier regard échangé avec eux, ils m’ont ému par leur sourire, douce expression de la force qui les habitent…peut-être parce qu’ils aiment leur prochain, ou parce qu’ils sont convaincus du bienfondé de leur ambition et qu’ils savent le faire partager, ou tout simplement parce qu’ils ont la sagesse de trouver ce qu’il y a de bien dans la vie et de se dire que tout ne va pas si mal que ça.

Cent ans après, on peut avoir une  pensée pour nos grands-pères ou arrières grands-pères dont l’espoir en était rendu à sa plus simple expression : être encore là, vivant, demain matin. Est-ce une question que nous nous posons régulièrement aujourd’hui ?

Mon dernier conseil 2014 est simple :

Pour être heureux en 2015, SOURIEZ, le meilleur reste à venir.

 

Pierre CANTIN

CRH et associés - Inquiéter un recruteur
Décembre 2014
Comment décourager (ou inquiéter) un recruteur en trois leçons ?

Apparaître toujours en premier dans les recherches multicritères sur les jobboards

S’il est vrai qu’il est important de mettre son CV à jour régulièrement pour éviter d’être relégué à la 373ème position,  apparaitre systématiquement en pole position aux yeux des recruteurs finit par être agaçant. Il faut trouver le bon compromis : être visible sans pratiquer une approche trop agressive comme ces publicités horripilantes pour les couches Pampers, omniprésentes sur le petit écran des années 70/80.

De plus, on imagine facilement que le candidat est à la rue et qu’il gère mal son stress… (ce que l’on peut naturellement comprendre s’il recherche un emploi depuis longtemps). 

 

La lettre d’accompagnement à la candidature APEC  

Chaque jour, nous recevons des lettres de candidats APEC totalement « hors contexte » ; il s’agit d’une lettre-type rédigée à l’inscription du candidat et intégrée dans son espace personnel sur le site; elle s’apparente souvent à une ébauche de catalogue, paraphrasant consciencieusement le CV qu’elle est sensée accompagner.

Cela demande du travail que d’accommoder sa lettre à chacun de ses envois, mais c’est une preuve de professionnalisme et d’adaptation.

 

Le statut « en recherche active »

Il faut partir du principe que les entreprises rêvent toujours de candidats en poste qu’elles vont arracher à la concurrence. C’est bien stupide car il y a de belles compétences qui se morfondent dans l’inactivité au bord du chemin… Mais, vous-même en avez fait l’expérience à titre personnel : vous avez remarqué que votre sex appeal est bien plus fort  quand vous êtes en couple que lorsque vous êtes célibataire.

Indiquer comme statut « en recherche active » sur les réseaux sociaux peut déclencher des pensées à connotation négative, telles que « cette personne n’a pas de chance, ce n’est pas une bonne pro, etc…. ». Or nous vivons dans un monde où tout doit être hyper performant,  beau,  couronné de succès et où l’échec, l’erreur de parcours, la malchance sont d’ignobles gros mots… Et si ça nous arrivait, n’y pensons même pas !!

Lors de nos démarches de chasse et d’approche directe sur les réseaux sociaux, nous contactons les personnes qui correspondent à notre cahier des charges, qu’elles soient en recherche active ou non. Ce n’est donc pas un argument permettant de créer un avantage concurrentiel pour le candidat potentiel. En effet, la disponibilité immédiate n’est pas un critère suffisant pour être choisi. Donc, autant rester discret à ce sujet. 

 

Pierre CANTIN

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Mai 2014
Venez comme vous êtes... en entretien !

Venez comme vous êtes… en entretien, voilà un slogan récent de l’un plus grands groupes mondiaux de restauration rapide, que nous avons envie de reprendre à notre compte pour le partager avec vous.

Il s’agit bien évidemment de ne pas venir en maillot de bain si vous faites des longueurs de piscine pour vous détendre avant un entretien d'embauche, mais d’arriver avec vos valeurs, avec la vérité de votre parcours, de votre vie, avec vos caractéristiques propres, plus ou moins politiquement correctes. Bien sûr, on vit dans un monde normé et aseptisé et il faut parfois faire écho à certains codes, mais comme nous avons déjà pu l’évoquer dans nos conseils, un recrutement réussi (dans la durée) ne peut pas se réaliser sur un malentendu.

Prenons le cas concret de deux candidats reçus récemment pour le même poste.

L’un arrive avec un très grand enthousiasme, une certaine maladresse liée à une motivation forte et de facto au stress généré par l’enjeu. Durant l’entretien, il met ses tripes sur la table : il le veut, le poste en question ! Tout n’est pas parfait, que ce soit dans son discours et dans sa présentation, mais je suis conquis par son envie, rassuré par sa fraîcheur et par son authenticité, j’ai l’impression d’échanger avec un être humain. Ma décision de le présenter à mon client est prise rapidement.                        

Le second impétrant est reçu quelques jours plus tard. Plus posé, moins spontané, raffiné dans le discours et dans sa mise, attentif à créer un bon contact avec moi, il ne génère pas le même coup de cœur. L’impression qui domine est que nous n’entrons pas véritablement dans la relation. Je m’impose une prise de recul afin de prendre une décision à son sujet. Son parcours et ses compétences sont alors ses meilleurs défenseurs pour que son dossier arrive au final sur le bureau de mon client. Dans la phase de réflexion, je comprends avec une acuité malheureusement tardive que le garçon en question cherche à compenser, à transmettre une image « idéale » palliant ce qu’il croit être un handicap, à savoir ses origines et la médiocre réputation de son lieu de vie d’enfance en périphérie francilienne. Il aurait dû se souvenir que les meilleurs ambassadeurs de la banlieue, icônes de l’humour, de la chanson, du sport ou du cinéma, se sont imposés par leur talent pur, tout en restant fondamentalement eux-mêmes. C’est leur intégrité, leur sincérité, leur cohérence d’Homme qui plaisent tant à leurs publics.            

Cela est naturellement transposable au recrutement : certaines qualités, compétences, motivations ou destinées sont tellement évidentes, qu’elles n’ont pas besoin d’un enjoliveur ou d’un écrin de velours pour passer des barrières que l’on imaginait infranchissables. Le candidat doit en être convaincu et se faire confiance.

Pour conclure, nos deux candidats sont reçus par notre client. Nous attendons impatiemment ses impressions. Suite au prochain épisode…

 

Pierre CANTIN

CRH et associés - ne pas faire la sourde oreille
Mars 2014
Êtes-vous prêts à entendre la vérité ?

Beaucoup de candidats regrettent les réponses négatives administrées brutalement et non argumentées par le cabinet de recrutement ou par l’entreprise.

Dans certains cas, cela relève d’un manque de professionnalisme, d’une légèreté méprisable. Il peut y avoir malheureusement des vérités qui ne sont ni bonnes à dire ni supportables à entendre.

Cependant, les recruteurs se montrent hésitants dans de nombreux cas, se posant alors la question suivante : notre candidat est-il capable d’entendre ce que l’on a à lui exposer ?

Récemment, un candidat, à qui je présentais les arguments (irréfutables) du refus du client qui l’avait rencontré, a balayé d’une phrase tout ce que je venais de lui expliquer : tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils ratent….

Je comprends que ce candidat ait pris à cœur ce recrutement dans lequel il s’était certainement projeté ; il avait fait preuve de beaucoup d’envie… mais il est resté dans ses propres certitudes, dans sa rassurante réalité qui n’est pas celle de l’entreprise. Était il prêt à se remettre en question ? En avait-il les ressources ?

Il y a la façon dont on se perçoit, et la manière dont les autres vous déchiffrent. Il peut y avoir concordance comme parfois très forte distorsion…malheureusement, dans le recrutement, ce sont toujours ou presque les autres qui gagnent. Aussi, est-il essentiel de travailler sur ce qu’on leur transmet.

Nous sommes pleinement responsables de notre image, elle nous appartient, et, comme pour tout ce dont nous sommes les dépositaires exclusifs, nous devons en prendre le plus grand soin. Cela se travaille, ce qui commence souvent par le fait de s’aimer un peu plus, d’être gentil et indulgent avec soi-même. Se faire du bien permet d’être moins à fleur de peau, de calmer une susceptibilité très mauvaise conseillère dans le contexte d’une recherche d’emploi.

Se dire chaque matin en se rasant/maquillant devant la glace que l’on est quelqu’un de bien ne permet certes pas de devenir président de la république mais aide à accueillir avec davantage de sérénité les critiques qui jalonnent notre chemin.

Il est capital, lorsqu’un cabinet ou bien une entreprise vous explique les raisons de votre échec, que vous restiez calme et serein, à l’écoute – prenez des notes !! – sans interrompre votre interlocuteur. Une réaction agressive ou non à propos justifierait alors totalement aux yeux du recruteur son choix ou celui de son client.

 

Pierre CANTIN

CRH et associés courir plusieurs lièvres
Janvier 2014
Courir plusieurs lièvres à la fois oui ! mais en toute discrétion.

En recherche d’emploi, il est tentant et parfois bien légitime de courir plusieurs lièvres à la fois. Si durant son expérience passée, on a eu l’occasion d’être commercial mais également responsable marketing, il paraît difficile de renoncer à l’une des deux responsabilités, face à un marché de l’emploi tendu et aride.

 

Par contre, et là nous allons encore enfoncer des portes ouvertes, il est essentiel de faire un CV adapté à  chacune des recherches et, peut-être encore plus important, de ne pas évoquer cette duplicité en entretien.

Je prends l’exemple d’une candidate qui a été commerciale mais également formatrice. Récemment, elle passe un entretien pour un emploi d’ingénieur commercial géographique. Notre client lui demande, car son CV n’est peut-être pas assez explicite, si elle recherche dans les deux fonctions. Elle répond par l’affirmative. Son honnêteté n’est pas récompensée, car elle sème un trouble supplémentaire chez son interlocuteur qui n’était déjà pas rassuré par plusieurs expériences courtes et récentes.

En résumé, voilà ce que retient le client : Madame X est instable et ne sait pas ce qu’elle veut. Le résultat de tout cela est un retour à la case départ, immérité, car la candidate a un vrai talent de commercial B2B.

En conclusion, vous avez le droit de vous sentir bien et épanoui dans différents métiers. Par contre, gardez-le pour vous durant vos entretiens d'embauche. Et si, comme Madame X, vous avez envie de faire du commercial et/ou de la formation, acceptez un poste de commercial, faites vos preuves et restez à l’affût des opportunités de formateur en interne !

Très belle année 2014 et plein de réussite pour vous !

 

Pierre CANTIN

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Octobre 2013
Comment bien gérer son profil sur une CV-thèque ?

Lorsque nous menons une recherche pour un client, nous créons et définissons systématiquement des agents de recherche sur les principales CV-thèques des jobboards, tels Monster ou Cadremploi.

Il s'agit d'ailleurs d'une source de candidatures beaucoup plus efficace que les réponses aux annonces. Sachez-le, mais vous vous en doutiez déjà très certainement.

Donc, chaque jour, nous recevons les listes de CV nouvellement inscrits ou bien tout récemment modifiés des profils susceptibles de correspondre aux critères de nos missions.

Quelques constations simples et qui peuvent vous être utiles :

- Savoir trouver un juste milieu entre le candidat qui met à jour son profil tous les jours, ce qui finit par agacer le recruteur, car on le retrouve quotidiennement sur les listes que l'on reçoit (cela devient un spam), et celui qui ne le fait jamais.
Ne jamais mettre son profil à jour, c'est s'exposer à ne plus être contacté, car la plupart des profils dont la fraîcheur dépasse les six mois peuvent être assimilés à des candidats qui ne recherchent plus...
Dans le contexte de missions très compliquées, nous avons déjà été amenés à contacter des candidats dont le CV n'avait pas été mis à jour depuis plus d'une année et qui, pourtant, étaient bien à l'écoute du marché...

Une mise à jour hebdomadaire ou par quinzaine peut être suffisante lors d'une recherche très active, mensuelle lors d'une veille.

- Joindre impérativement son CV à son profil. Lorsque nous consultons les listes de candidatures que nous livrent nos agents de recherche, nous avons le réflexe d'ouvrir le CV joint très rapidement lorsque les quelques éléments apparaissant lors de la consultation initiale nous ont interpellés.
L'absence de CV est toujours préjudiciable, même lorsque le candidat a rempli de la manière la plus exhaustive qui soit son formulaire Monster ou Cadremploi.

- Indiquer ses prétentions salariales en brut et en intégrant le fixe et le variable. Sachez que nous parlons toujours en salaire brut.
Si vous indiquez une prétention salariale de 50 K€ et qu'il s'agit en fait de votre attente en terme de fixe, vous serez contacté par des cabinets et des entreprises qui vous proposeront des jobs à 50 K€ tout compris.....Vous serez agacé et tout le monde aura perdu son temps.

 

Pierre CANTIN

CRH et associés le bonheur est dans le près
Juillet 2013
Le Bonheur est dans le Pré.

Même si la période estivale, notamment après le 14 juillet et jusqu’au 15 août, est traditionnellement très calme en matière d’opportunités d’emploi, il est judicieux que vous conserviez une oreille attentive, à l’écoute du marché, sans pour autant avoir le nez dans le guidon, comme durant le reste de l’année.

Certaines entreprises, qui n’ont pas réussi à finaliser leurs recrutements en juin, peuvent être intéressées par croiser de bons candidats, présents et disponibles, donc aptes à démarrer rapidement, fin août - début septembre. Il y a toujours, comme ça, quelques opportunités à saisir durant l’été et ceux qui ont retardé leur départ à la plage peuvent ne pas avoir à le regretter.

Les consultants des cabinets de recrutement sont également plus disponibles, détendus et mieux disposés à vous accorder du temps pour vous écouter et vous conseiller. Au minimum, cela permet de prendre date pour plus tard…

Mais, pour que votre action estivale s’avère efficace, il faut également que vous sachiez faire comme tout le monde, à savoir prendre le large, penser à autre chose, rompre avec un rythme, en l’occurrence celui de la recherche d’emploi, notamment pour ceux qui se sont enferrés dans une spirale négative.

Au-delà des considérations économiques qui peuvent vous conduire à réduire drastiquement votre budget vacances, vous devez absolument penser à vous faire du bien, à prendre du plaisir, à renouer avec votre sport favori, afin de revenir plus détendu et positif, ce qui vous rendra beaucoup plus désirable aux yeux des entreprises et des cabinets.

Il n’est pas nécessaire de prendre l’avion destination Bahamas ou Seychelles pour réussir son dépaysement. Il est dit que le Bonheur est dans le Pré...or il y en a de magnifiques dans toutes les régions de notre beau pays.

 

Pierre CANTIN

CRH et associés le conseil
Mai 2013
Des basiques, encore des basiques !

On parle souvent de ces quelques détails qui tuent dans un processus de recrutement,  vous avez déjà lu des centaines d’articles à ce sujet, mais cela ne doit pas suffire, car nous sommes toujours régulièrement confrontés à des incongruités, à des inepties, à des approximations, qui peuvent disqualifier un candidat, avant même le début du doux parcours du combattant qui s’offre à lui. Nous vous proposons, ce mois-ci, de revenir sur quelques cas récemment observés, ayant trait aux technologies qui régissent désormais notre quotidien.

La messagerie de votre téléphone portable : lorsque vous êtes en recherche d’emploi, faites attention à proposer un message d’accueil simple, clair, efficace. Nous avons simplement besoin de savoir si nous contactons la bonne personne. Dans le doute, si votre message est anonyme ou ésotérique, il est possible que nous nous abstenions de vous laisser un message. Vous ratez peut-être une opportunité intéressante. Vous devez décliner avec sobriété votre identité. Faites  classique, mettez de côté, momentanément, votre fibre créatrice. Les messages fantaisistes, drôles, ou se voulant spirituels, peuvent avoir un effet désastreux vis-à-vis d’un recruteur ou d’un employeur potentiel. Dans la période tendue que nous traversons, ne prenez pas ce risque inutile.

Le numéro masqué ou bloqué : hormis si votre volonté est d’atterrir sur notre messagerie sans que nous prenions votre appel, l’emploi du numéro masqué est fort risqué, car il vous assimile à tous les indésirables, prospecteurs de l’impossible, centres d’appel exotiques, marchands divers et variés. Pensez alors à (ré)activer la fonction « envoyer mon numéro » avant de nous téléphoner.

Le correcteur d’orthographe : c’est le faux ami par excellence ! On lui confie avec paresse et insouciance la qualité de nos écrits et cela peut faire mal. Le correcteur n’a pas la maîtrise d’un Bescherelle, les compétences grammaticales et orthographiques d’un Bled. Il peut être fort risqué de le solliciter pour valider un courrier important. Récemment, l’un de mes candidats en a fait les frais, le correcteur subtilisant un S indispensable à la bonne conjugaison d’un verbe. Dans sa précipitation de vouloir bien faire en confirmant, illico presto, son intérêt à une entreprise après un entretien, il a pu mettre un doute là où il ne devait pas y en avoir. Ironie du sort, il s’agit de quelqu’un qui accorde de l’importance à l’orthographe !

Face à un DRH ou à un DG, le candidat qui vise une responsabilité à 100 K€ se doit d’être irréprochable. Il doit maîtriser les aléas et savoir éviter les pièges faciles qui se présentent insidieusement à lui. L’approximation n’a pas sa place. Un bon dictionnaire, par contre, a toute sa place sur votre bureau à vos côtés ; il reste un allié et une valeur sûre en 2013.

 

 Pierre CANTIN